Bio

Biographie française : Six ans après la sortie d’un premier album éponyme, For Heaven’s Sake est revenu en mars 2011 avec un nouveau disque intitulé «Paha Sapa / Mako Sika».

Plus que jamais mené par le multi-instrumentiste Guillaume Nicolas, For Heaven’s Sake a connu un parcours bien atypique ces dernières années. «Nous avons sorti un premier album en 2005, enregistré en formation trio à Paris et New York City, lequel a été très bien reçu par les critiques, et nous sommes alors partis dans une longue tournée d’environ 200 dates en France et en Europe. Ce fut une année très riche en termes d’apprentissage et d’émotions. Lorsque la tournée s’est terminée en 2006 après une série de dates en solo, je me suis alors posé la question de savoir si je voulais profiter de toute l’énergie et de l’expérience accumulées durant les concerts pour enchaîner directement avec la sortie d’un second album, ou si je désirais prendre un peu de recul pour réfléchir à la suite. Personnellement, après une année non-stop passée sur la route, je ressentais le désir de prendre un peu de distance et de temps avant de sortir quoi que ce soit. J’avais envie de nouvelles choses, de nouvelles sonorités, de m’éloigner totalement de certaines formules que j’avais utilisées pour le premier album, aussi bien en termes de textes que de musiques, et d’incorporer de toutes nouvelles influences et références dans mon écriture, ma musique.»

En 2006, suite à une rencontre déterminante dans sa vie, le jeune homme, alors âgé de 24 ans, repart à New York City. «C’est à partir de ce moment-là qu’ont commencé à se dessiner dans mon esprit les premières esquisses de ce que je désirais créer musicalement. Dans un appartement du Lower East Side, j’ai écrit de nouveaux morceaux et enregistré quelques démos. J’étais de plus en plus fasciné par les langages, les instruments et les musiques traditionnelles du monde entier, notamment orientales et américaines. J’avais alors une immense soif d’apprendre, d’évoluer, de comprendre les mots, les sons, qu’ils proviennent d’Inde, d’Europe de l’Est, d’Afrique ou du fin fond des Etats-Unis et de la culture amérindienne. J’ai étudié de nombreuses langues et dialectes, et appris à jouer d’un grand nombre d’instruments traditionnels. J’ai commencé peu à peu à orienter mon écriture vers ce mélange entre certaines de ces sonorités ethniques et mon amour pour les choses plus expérimentales et électriques, rock, blues, voire folk acoustique intimiste. C’est aussi durant toute cette période à New York que certaines de mes convictions personnelles se sont définitivement affirmées au plus profond de moi-même, ce qui, je pense, se ressent énormément dans les textes.» Des textes qui occupent une place primordiale et prioritaire dans l’univers artistique proposé par For Heaven’s Sake. «C’est un sujet beaucoup trop délicat sur lequel je ne m’étends guère pour de nombreuses raisons très personnelles, mais oui, ce que je peux affirmer aujourd’hui, c’est que les textes sont un élément majeur et capital de ma musique.»

Durant toutes ces années, l’envie d’écrire, de composer et d’enregistrer était toujours là, plus forte que jamais, mais celle de sortir un nouvel album et de tourner sous ce projet si personnel qu’est For Heaven’s Sake aux yeux de Guillaume, avait un peu disparu. «Je me suis alors lancé dans de très nombreux voyages et projets parallèles, que ce soit en tant que musicien, producteur, arrangeur, ou tout simplement pour mon enrichissement personnel et culturel. Et toutes ces expériences m’ont énormément apporté. Encore une fois, l’ouverture aux autres et au monde est la clé de toute chose, de toute création et inspiration, même si je comprends que ce genre de discours peut paraître paradoxal venant de quelqu’un qui enregistre ses disques en solitaire.» En effet, sur ce nouvel album, Guillaume Nicolas s’est occupé de l’écriture, de tous les instruments, de la production et de l’enregistrement dans son intégralité en solo. «For Heaven’s Sake est un projet avec lequel je me sens intimement lié, et autant j’adore partager cette musique sur scène avec d’autres musiciens, autant j’apprécie également beaucoup cette liberté de donner naissance et vie à toutes ces chansons, cet univers, tout seul en studio. Le studio et la scène sont deux mondes radicalement différents pour un groupe comme celui-ci. Et l’enregistrement est pour moi une étape vraiment solitaire et intimiste, durant laquelle j’ai besoin de me retrouver seul pour donner les bonnes couleurs et les bonnes directions à mes morceaux.»

Pendant quatre ans, plus de 100 morceaux ont été écrits et enregistrés. Au fil du temps, des rencontres, des lieux, des pays, des villes, l’inspiration a toujours été extrêmement active. «Les voyages et les liens humains sont des sources d’inspiration infinie, aussi bien dans ma vie personnelle que musicale, et il est vrai que ces dernières années, j’ai énormément écrit et enregistré, sans forcément m’en rendre compte sur le coup, puisque je n’avais aucun plan définitif concernant l’avenir de ces morceaux. Ce n’est qu’en septembre 2010 que j’ai de nouveau eu envie de sortir un disque sous le nom de For Heaven’s Sake, et je me suis alors rendu compte de l’énorme masse musicale que j’avais produite en quatre années, et avec laquelle je me sentais profondément connecté. J’ai fait une première sélection d’environ une grosse vingtaine de morceaux parmi la centaine dont je disposais, et j’ai demandé à mon ami Kevin Salem ( célèbre et excellent producteur à New York City ) de m’épauler pour le mixage. J’ai décidé de séparer ces chansons en trois albums qui sortiront à quelques mois d’intervalle, et si tout se passe bien, les autres morceaux verront le jour peu après. Je suis un véritable boulimique de travail, et ces dernières années furent parmi les plus intenses et créatives de ma vie, tant sur le plan personnel et spirituel qu’artistique - ces trois éléments étant toujours extrêmement liés -, et après quelques années de silence, j’ai aujourd’hui le désir et l’envie de redonner vie à For Heaven’s Sake.»

For Heaven’s Sake a sorti «Paha Sapa / Mako Sika» en mars 2011, tandis que «Pandemonium» et «13» suivront dans les mois à venir.

 

English biography : Six years after releasing their self-titled album, For Heaven’s Sake came back in March 2011 with a brand new record entitled “Paha Sapa / Mako Sika”.

With multi-instrumentalist Guillaume Nicolas now fully established as the band’s leader, For Heaven’s Sake’s journey has been quite atypical. “In 2005, we released our first album, which was recorded as a trio in Paris and New York City and garnered very positive reviews, then we toured around France and Europe for about 200 dates. In terms of learning experiences and emotions, it was a very intense year. In 2006, when the tour ended on a series of solo dates, I wondered whether I should channel the energy and experience I had developed on stage into the immediate release of a second album, or felt like taking some distance to figure things out. On a personal level, after spending a whole year on the road, I felt like I needed a bit of time and perspective before releasing anything new. I wanted new experiences, new sounds, I needed to get away from some of the lyrical and musical formulas I had used on the first album, and I wanted to introduce and blend brand new influences and references into my songwriting.”

In 2006, following an encounter which turned out to be pivotal in his life, the young man, then 24, went back to New York City. “From then on, the first draft of the kind of music I wanted to create started to take shape in my head. In an apartment on the Lower East Side, I wrote new tracks and recorded a few demos. I was increasingly fascinated with languages, instruments and traditional music from around the world – Oriental and American cultures, among others. I had this intense craving to learn, to grow, to understand words and sounds, whether they came from India, Eastern Europe, Africa, the backwoods of America or the native American culture. I studied many languages and dialects, and learned to play many traditional instruments. I progressively focused my songwriting on that combination between some of those ethnic sounds and my love for a more experimental, electric approach, rock, blues, as well as stripped-down acoustic folk. During the time I spent in New York, some of my personal convictions began to take root and flourish deep within me, which I think is conveyed through my lyrics.” These lyrics are essential in For Heaven’s Sake artistic universe. “It is a very sensitive subject on which I won’t dwell, for many different and personal reasons, but yes, I can definitely say that my lyrics are one of the key elements in my music.”

For all these years, the desire to write, compose and record was still there, stronger than ever – however, the desire to release a new album and tour with For Heaven’s Sake, a project yet so close to Guillaume’s heart, had somewhat faded into the background. “I then started to travel a lot and work on many different parallel projects, as a musician, producer, arranger, or quite simply for my own enjoyment or the sake of culture. And I have gained a lot from all these experiences. Once again, opening yourself up to others and the world in general is the secret behind everything, behind all creation and inspiration, however paradoxical this may sound coming from somebody who records music all on his own.” As a matter of fact, Guillaume Nicolas dealt with the songwriting, all the instruments, the production and the whole recording process on his own on this new album. “For Heaven’s Sake is a project I feel intimately connected to, and as much as I love sharing the music on stage with other musicians, I also really enjoy the freedom of bringing these songs, this universe to life alone in the studio. When it comes to a band like this one, being on stage and being in the studio are two very distinct worlds. I see the recording process as a lonely, intimate process, during which I need to be on my own, so I can take my songs in the right direction and paint them with the right colours.”

Over four years, more than 100 tracks have been written and recorded. As time went by and he got to know new people, new places, new countries and new towns, inspiration has never dwindled. “Travels and human connections are an endless source of inspiration, when it comes to my personal life as well as my music. I have written and recorded a lot of material these last few years, without necessarily realizing it at the time, since I didn’t have specific plans for these songs in the future. It wasn’t before September 2010 that I felt like releasing a record under the name For Heaven’s Sake, and that’s when I realized just how much material I had written in four years, and how much it all meant to me. I preselected about 20 tracks or so, and asked my friend Kevin Salem (a famous, brilliant producer in New York City) to mix them. I decided to split these songs into three albums, which will be released a few months after one another, and if everything goes well, the rest will be released soon afterward. I am an absolute workaholic, and these last few years have been some of the most intense and fruitful of my life, on a personal, spiritual and artistic level, since those three elements are always intertwined. After being silent for a few years, I now really want to bring For Heaven’s Sake back to life.”

For Heaven’s Sake released “Paha Sapa / Mako Sika” in March 2011, then “Pandemonium” and “13” will follow later.

 


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